La photobiomodulation chez le chien et le chat : comment ça marche !
Dans notre dernière newsletter, nous vous annoncions un article plus détaillé sur le laser chez le chien et le chat. Le voici. Comment agit-il exactement ? Que disent les études ? Et jusqu'où peut-on aller ?
Comment la lumière agit sur la cellule
La photobiomodulation utilise une lumière rouge ou proche infrarouge, dosée pour stimuler les cellules et non pour les abîmer. Cette lumière pénètre dans les tissus et atteint les mitochondries, de minuscules « batteries » présentes dans chaque cellule.
Au contact de la lumière, ces batteries se remettent à mieux fonctionner : la cellule produit plus d'énergie. Avec cette énergie en plus, elle peut se réparer plus vite et mieux gérer l'inflammation (Alves et al., 2025).
Concrètement, cette énergie en plus a trois effets :
Elle apaise la douleur : la lumière calme les fibres nerveuses qui transmettent la douleur au cerveau.
Elle réduit l'inflammation : les tissus gonflent moins et le sang circule mieux dans la zone traitée.
Elle aide les tissus à se réparer : la cicatrisation est soutenue.
Un point important : tout dépend de la dose. Le bon réglage, la bonne durée et le bon nombre de séances font la différence.

Chez le chien : l'arthrose en première ligne
C'est le domaine le plus étudié. Et l'arthrose n'est pas qu'une affaire de vieux chiens : une étude de 2024 montre que près de 4 chiens sur 10 âgés de moins de 4 ans présentent déjà des signes d'arthrose sur leurs radios.
Plusieurs études sont encourageantes. Un essai sur 20 chiens arthrosiques de la hanche a comparé le laser à un anti-inflammatoire classique : le laser a réduit la douleur et amélioré la mobilité (Alves et al., 2022). Un autre essai, sur l'arthrose du coude, va dans le même sens (Looney et al., 2018).
L'étude la plus récente (Alves et al., 2025) a suivi 30 chiens pendant plusieurs mois. Le laser, seul ou associé à des injections de plasma riche en plaquettes, a amélioré leur confort. Les résultats les plus durables ont été obtenus en combinant les deux. Les auteurs notent aussi que les bénéfices s'estompent si le traitement s'arrête : un suivi régulier fait la différence.
Le laser est aussi étudié pour la cicatrisation et la récupération après une opération. Les résultats sont plus modestes, mais vont dans le même sens (Wardlaw et al., 2019 ; Alves et al., 2024).

Chez le chat : un vrai potentiel, à encadrer
Chez le chat, le laser est cité pour l'arthrose, la cicatrisation et certaines affections de la peau. L'intérêt est évident pour une espèce qui supporte mal certains traitements au long cours.
Mais les études sur les chats sont encore rares.
Un rapport publié en 2024 signale une gêne passagère chez 3 chats sur 10 après une première séance, probablement due à un échauffement de la peau (Barale et al., 2024). Chez le chat, on avance donc en douceur, avec des réglages adaptés et un œil attentif après la séance.

Et avec le Manika Laser ?
Ces études le montrent : le résultat dépend autant de la façon d'utiliser l'appareil que de l'appareil lui-même. La bonne dose, au bon endroit, au bon rythme, selon l'espèce, la taille, et le problème à traiter. C'est le cœur de notre accompagnement chez Manika Laser : vous aider à appliquer des protocoles en accord avec la recherche. Dans tous les cas, le laser vient compléter le suivi vétérinaire, sans le remplacer.

Sources de référence :
Alves et al., Veterinary Sciences, 2025
Alves et al., American Journal of Veterinary Research, 2022
Looney et al., Canadian Veterinary Journal, 2018
Enomoto et al., Scientific Reports, 2024
Wardlaw et al., Frontiers in Veterinary Science, 2019
Alves et al., Lasers in Medical Science, 2024
Barale et al., Veterinary Record Case Reports, 2024




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